Le coeur en cendres 13
« T'inquiète pas, tout va bien se passer, il est solide notre petit homme, son père aussi a eu l'appendicite au même âge, tu veux prendre un café, quelque chose à manger ? Tu es là depuis plusieurs heures ».
« Non merci mamy, c'est vraiment gentil mais là je ne peux vraiment rien avaler ».
Deux heures plus tard une infirmière retire son masque et s'approche d'eux.
« Vous êtes les parents de Benjamin ? ».
« Oui, je suis sa maman et voici ses grands-parents ».
« Tout s'est bien passé, il est encore en salle de réveil, mais tout va bien, rassurez-vous ».
« Madame, s'il vous plaît il faudra vous rendre au centre d'accueil pour que vous signiez les papiers d'admission et l'autorisation chirurgicale de votre enfant, c'est bien vous qui en avez la garde n'est-ce pas ? ».
« Oui, mais en quoi cela regarde l'hôpital ? ».
« Les enfants sont sous l'autorité parentale conjointe en principe de nos jours, aussi si vous n'en n'avez pas la garde seule, votre mari devra aussi signer les documents d'hospitalisation de votre enfant ».
« Mon mari, si vous saviez où il est ».
« Du calme, Florence, nous allons nous rendre à l'appartement et prendre la convention qui atteste que c'est bien vous qui en avez la garde, calmez vous ».
Florence tutoie sa belle-mère mais elle vouvoye son beau-père, elle est en pleurs autant par soulagement de savoir que Benjamin va bien, que part le fait de devoir produire ce document dans des circonstances pareilles.
« Vous savez où sont tous mes papiers concernant le divorce, ils sont rangés par ordre chronologique dans la casette en métal de couleur grise, merci ».
« C'est tout naturel ».
Benjamin quatre jours plus tard est de retour. Il a grandi d'un seul coup, il est encore pâle mais il a retrouvé le sourire, assis sur son lit, il assemble des puzzles, Florence lui a installé un plan incliné et il écoute son mange-disque. Il a été gâté depuis son intervention par papy et mamy ainsi que par sa marraine. Tous se sont reliés à son chevet à l'hôpital, il a même pu parler à son pépé et à sa mémé toujours en villégiature. Les jumelles n'ont pas pu aller lui rendre visite parce qu'il était en service de pédiatrie, aussi depuis son retour elles se rattrapent en lui passant tous ses petits caprices. Florence a repris dès le lendemain les cours pour ne pas manquer de nouveau le lycée. Elle s'est rendue néanmoins tous les jours à l'hôpital. Le plus difficile pour elle a été de quitter son fils le soir, mais elle savait qu'il était entre de bonnes mains. Benjamin a pu retourner chez Blanche qui a bien voulu de lui convalescent. La reprise au lycée se passe plutôt bien mais Florence sent bien que de là où elle vient, il lui reste des séquelles, elle est encore très fatiguée, elle a encore parfois l'envie de pleurer et surtout elle ne s'excuse pas encore ce grand moment de faiblesse.
A suivre...
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hauteclaire dit | Bonsoir Louise, je reprends avec grand plaisir la suite de votre récit (j'aime le prénom de votre nounou)et vous remercie encore pour votre poésie. |
bleu-marine(chez souvienstoi) dit | des mots justes, qui décrivent si bien le ressenti de l'héroine, qu'on croirait presque être à sa place !! |






