Une rencontre si inattendue 3
« Actuellement, mon immeuble est sens dessus dessous. Tous les locataires du dessous, voudraient habiter au dessus. Tout cela parce que le locataire qui est au-dessus, est allé raconter que l'air que l'on respirait à l'étage au-dessus était meilleur, que celui que l'on respirait à l'étage en dessous ».
Sylviane est sans dessus dessous, rien qu'à l'idée de penser que son inconnu est assis juste à ses côtés, elle est comme dans une sorte de brume...
« Vous aimez, c'est la première fois que vous venez l'écouter ? Lui demande l'inconnu à l'entracte.
Sylviane sursaute.
« Oui, oui, c'est la première fois ».
« J'ai eu la chance de le voir à Paris, il sait vraiment faire vivre les mots vous ne trouvez pas ? ».
« Si, si bien sûr... ».
« Vous verrez dans la deuxième partie, il est encore plus époustouflant ».
« Je vous ennuie peut-être... ».
« Non, non, mais je dois... ».
« Je vous en prie... ».
L'inconnu se lève de son fauteuil et durant un court instant leurs regards se croisent, Sylviane vacille, elle court se réfugier aux toilettes, elle se passe un peu d'eau sur le visage. Elle ne se reconnaît pas, elle qui d'habitude est si pondérée se surprend à vouloir oser crier : « Que cette soirée ne s'arrête jamais ! ». Elle est si troublée, que pour retourner dans la salle de spectacle, elle est obligée de se pincer un peu les joues et de prendre une grande respiration pour pouvoir retourner à sa place.
« Vous allez mieux ? Vous étiez toute pâle tout à l'heure ». Lui demande le jeune homme.
« Oui, oui, merci je vais mieux ». Finit-elle par articuler.
Le spectacle de Raymond Devos reprend.
« Les gens disent tous la même chose ! Ils disent tous, lorsqu'ils leur arrivent quelque chose : Ça n'arrive qu'à moi ! ».
« Qu'est-ce qui t'arrive ».
Sylviane ne sait pas trop ce qui lui arrive, mais ce qu'elle soupçonne, c'est qu'elle est en train de tomber amoureuse. Est-ce sa solitude qui l'entraîne dans un amour si chimérique ? Tout s'emmêle dans sa tête.
« Bravo ! bravo ! Crie l'inconnu à ses côtés ».
Sylviane le regarde, elle le trouve beau, ses lèvres souriantes laissent entrevoir des dents bien blanches et légèrement écartées. Elle lit dans ses grands yeux bruns une vivacité surprenante, elle remarque aussi une petite coupure placée au milieu de son nez bien droit, ses cheveux noirs bouclent sur son front et dans le bas de son cou. Il est grand, il a vingt bons centimètres au moins de plus qu'elle.
« J'espère que vous avez passé une bonne soirée, peut-être à bientôt, qui sait ? Au revoir ».
« Au revoir ». Dit tout doucement Sylviane.
Sa voix est presque brisée, il aurait suffit qu'elle le retienne un instant pour faire un peu plus connaissance. De retour chez elle, Sylviane ne peut pas dormir, elle tourne et se retourne dans son lit, elle ne peut oublier ces quelques heures de proximité. Avec tristesse, elle tend sa main sur la place libre du lit et des larmes de solitude coulent sur ses joues...
« Sylviane c'est maman, ma chérie, tu vas bien ? ».
« Oui, maman, qu'est-ce qu'il y a ? ».
« C'est ton père ma chérie ».
« maman, parle, qu'est-ce qui lui est arrivé ? ».
« Il est à l'hôpital de Thonon-Les-Bains, il a eu une grave alerte cardiaque, il est en réanimation ».
Paulette pleure au bout du fil, Sylviane est terriblement inquiète.
« Maman, je pose Antoine chez la voisine et j'arrive, ne bouge pas ».
« Je suis à la cafétéria de l'hôpital, je t'attends ».
« Maman comment va-t-il ? Dis-moi ? ».
« Les médecins sont optimistes, la rééducation sera longue mais il va s'en sortir, il est costaud ton père, heureusement qu'il suivait son traitement à la lettre et puis son régime aussi. On est passé à deux doigt de la catastrophe, oh ! Ma chérie ».
« Tu as pu le voir un peu ? ».
« Oui, deux petites minutes, il est encore faible, tu sais ».
« Tu crois que je peux le voir ? ».
« Non, pas tout de suite, reste avec moi, s'il te plaît ma fille ».
« Bien sûr maman, tu veux quelque chose à boire, un café ? ».
« Oui, je veux bien un déca ».
« Alors deux décas ».
Sylviane pose sa veste et ses gants sur une chaise à côté de celle de Paulette, et elle se dirige vers la boutique de la cafétéria qui étincelle, c'est Noël dans cinq jours.
« Bonjour monsieur, je voudrais deux décas ».
« Je suis à vous tout de suite ».
Et c'est avec stupeur que Sylviane se retrouve face à son inconnu.
« Vous désirez autre chose ? ».
A suivre...
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hauteclaire dit | Bonjour Louise. |
bonjour louise! | |
bleu-marine(chez souvienstoi) dit | oh oui, je désire tellement la suite, chère Louise......un pur bonheur cette lecture ! |
foise dit | je suis comme les autres ;j'attend,la suite,bisous. |
elle dit | elle ne s' y attendait pas !au moins si elle est triste pour son pere elle aura droit a un peu de bonheur! |
Louise dit | Bonsoir elle et merci de vos commentaires, je suis touchée. Je vous le promets, la suite sera belle. Bien amicalement. A bientôt. Louise. |
L'excessive dit | Chère Louise, |






