Une rencontre si inattendue 4
« Non, oui, excuse-moi maman, je dois me rendre aux toilettes ».
Sylviane se lève alors d'un seul bond et rentre dans le jeune homme, le café se répand sur son pantalon.
« Excusez-moi » dit-il.
« C'est rien, vraiment rien, un peu d'eau et il n'y paraîtra plus ».
« Depuis que vous avez passé la commande, je me demande où je vous ai déjà vu ? ».
« Ah !!! Vous vous connaissez ? ». Demande Paulette.
Sylviane depuis ces derniers mois n'a pas cessé de cavaler entre l'hôpital et la maison de ses parents. Elle doit s'occuper de tout, sa mère n'a pas de voiture, elle ne sait pas conduire. Son père a été opéré deux fois, il a subi de très longues hospitalisations qui n'étaient pas prévues au mois de décembre. Elle a rempli beaucoup de paperasses, elle a été sur tous les fronts, elle n'a pas ménagé sa peine. Aujourd'hui l'état de santé d'Henri reste stable heureusement. Son frère n'a pas pu revenir des Etats-Unis, il débute dans une nouvelle entreprise, de plus, il vient de se marier et sa femme Kathy attend leur premier enfant, néanmoins il téléphone de façon régulière pour avoir des nouvelles. Sylviane se sent entourée malgré sa fatigue et ses craintes, car depuis leur rencontre à la cafétéria son inconnu ne cesse de lui parler, il a enfin un nom, il se prénomme Marc Caroit.
En ce mois de mai, le port des pêcheurs de Rives un petit village annexe à la ville de Thonon-Les-Bains s'offre à eux. Marc et Sylviane se régalent à la vue des barques prometteuses de futures pêches et imaginent des ballades sur le lac Léman. Le lac se fait danseuse sur les pointes, il ondule avec élégance, il sait d'instinct se faire charmeur et il va même jusqu'à se faire conteur. Il chuchote aux oreilles des bruits discrets et enivrants à la fois. Les oiseaux ne boudent pas leurs plaisirs non plus, ils se font rieurs et cajoleurs, quelques pigeons glanent des miettes de pain qu'un tout petit garçon accompagné de sa grand-mère jette sur la berge. Même l'air est doux, pas la moindre bise, ce vent qui parfois peut être violent, pas de vagues houleuses non plus, juste le cliquetis du va et vient de l'eau. Sylviane et Marc pourraient se croire un peu au bord de la mer, grâce à ce délicieux embrun qui embaume le port et aux douces caresses du soleil. Ils pourraient même se figurer être sur une petite île secrète, tant le lieu paraît retiré de tout. Sylviane a accepté cette première rencontre pour remercier Marc de sa gentillesse durant les hospitalisations de son père. Elle se souvient de sa surprise, lorsqu'il a apporté des fleurs dans la chambre d'Henri. Elle a apprit que dès ses retours de Grenoble où il étudie en tant que futur professeur de littérature, il aide ses parents qui sont les gérants de la cafétéria de l'hôpital. Au cours de ces mois, ils eurent l'occasion de se croiser plusieurs fois, ils prirent l'habitude de se parler. Sylviane est de plus en plus sous le charme de Marc, elle n'ose lui parler de ses sentiments, elle ne sait pas du tout où cela la mènera, mais elle se sent bien et c'est déjà beaucoup.
A suivre....
Par Louise, Vendredi 28 Septembre 2007 à 17:03 GMT+2 dans Amour (article, RSS)






