Une rencontre si inattendue 10
Entre, je t'en prie, mets toi à l'aise, donne moi ton manteau ».
« Merci, tiens ».
« Asseye-toi, tu veux boire quelque chose ? ».
« Je veux bien un peu d'eau, oui, juste de l'eau ».
« Tiens, c'est de l'eau de Thonon, parce que l'eau de Grenoble, enfin tu es là, j'attendais ce moment depuis si longtemps, tu veux visiter mon ancre de célibataire ? ».
« Oui, je veux bien ».
Marc lui prend gentiment la main.
« Tu as déjà vu l'entrée et la cuisine, maintenant le salon qui fait bureau et chambre ».
Sylviane est terriblement émue de s'introduire dans la pièce à vivre de Marc, c'est là qu'il étudie, qu'il dort aussi, il y a un lit pour deux recouvert d'un joli couvre-lit brun à la couleur de ses yeux, sur le côté gauche de la pièce, accroché au murs blancs, deux tableaux, un sur le Mont Blanc et l'autre sur le Léman. Il y a une immense bibliothèque remplie de livres de toutes sortes et son ordinateur à l'écran ouvert avec un message d'amour inscrit.
Mon amour,
Comme je suis heureux que tu sois là,
Dans ma chambre qui va devenir la nôtre,
Où l'air ne sera plus jamais le même,
Puisque ton souffle à jamais y restera,
Je t'aime !
Sylviane est bouleversée par ces mots et par le fait d'être si proche de Marc, chez lui, dans sa chambre, elle ne se sent pas bien, sa tête tourne.
« Marc est-ce que je peux m'asseoir ? ».
« Sylviane, tu es toute pâle, je vais te chercher ton verre d'eau ».
« Tiens ».
« Merci ».
Sylviane boit quelques gorgées lentement, peu à peu des couleurs lui reviennent.
« Ca va mieux, merci, Marc c'est merveilleux, je ne sais quoi dire ».
« Alors ne dis rien, repose toi, allonge toi, je prépare le repas pour ce soir, quelque chose qui va te remettre de tes émotions ».
« Non, je vais mieux, je veux t'aider à préparer ».
« Pas question, tu restes couchée, tu veux de la musique un peu de Mozart, du Chopin ou autres choses ? ».
« Non, rien je veux t'entendre toi ».
Sylviane allongée ne peut fermer les yeux, elle ne veut rien perdre du temps qui lui est offert, elle regarde son environnement, elle s'en imprègne. Rien ne doit lui échapper, elle a si peu de temps avec lui, elle perçoit les sons qui proviennent de la cuisine, elle devine ce qu'il fait. C'est un homme si tendre et si viril, elle revoit son dos puissant, ses mains si élégantes et son regard. Elle a envie de ses lèvres, un besoin de lui puissant l'envahit, elle le sent si proche, tout son corps est en éveil. C'est elle, qui cette fois va faire le premier pas, elle se lève avec précaution et se rend dans la cuisine, Marc est de dos, il épluche des pommes de terre. Elle voit sa nuque baissée qui laisse apparaître quelques poils bruns qui sortent de son pull-over, elle note avec gourmandise le pommelé de ses fesses, tout son corps s'embrasse, elle oublie tout, il n'y a que Marc et elle qui compte.
« Marc ? »
« Oui ».
« Je t'aime ».
« Viens, viens, enfin, mon amour ».
Sylviane se jette dans les bras de Marc, son corps épouse intuitivement le corps de son amoureux, leurs lèvres avec avidité se cherchent. C'est un déferlement de sensations qui les emportent. Marc fait preuve d'audace, leurs langues s'emmêlant avec virtuosité, leurs corps répondent en tremblant. D'un puissant mouvant, Marc soulève Sylviane dans ses bras tout en continuant de la couvrir de baisers, il la porte dans sa chambre et la pose avec délicatesse sur le couvre-lit. Là d'un seul coup, il s'arrête et regarde Sylviane bien dans les yeux et lui demande.
« Tu es sûre ? Mon amour, je t'aime tant ».
« Oui, oui ».
A suivre...
Par Louise, Samedi 6 Octobre 2007 à 09:05 GMT+2 dans Amour (article, RSS)






