Opus IV (fin) Le canapé venu du ciel
Quelques officiers supérieurs de renon de l’armée du Roi transmirent leurs idées, pourquoi pas le coller contre un mur comme objet de mesure ? D’autres le voyait bien sous verre comme dans une serre et observeraient attentivement ce qu’il adviendrait de lui par la suite, d’autres encore désiraient le radiographier sous toutes les coutures, tout découvrir de son intérieur, le décortiquer pour connaître tout de ses mécanismes et tels des policiers scientifique mener une enquête pointue sur ses origines, pour découvrir de quelle année il datait, comment il avait été fabriqué, avec quels matériels. D’autres encore exigeaient qu’il disparaisse sur le champ, qu’il soit enterré très profondément comme un déchet nucléaire.
Ce serait une terrible menace si la population apprenait qu’un tel objet existe. Il y avait eu quelques années des rumeurs au sujet de cet objet car de très rares érudits non asservis avaient menés un combat contre l’assujettissement des travailleurs, ils avaient écrit des essais sur l’oisiveté, sur la paresse et avaient même osé faire l’apologie du fameux canapé certes ces gens étaient très vieux et surtout ils croupissaient depuis en prison, mais le danger était réel. Ce n’était pourtant pas fautes d’avoir éviter tout accès à la culture. Toutes les publications même les plus anodines avaient été détruites, brûlées, les nouveaux souverains étaient très clairs, rien ne devait détourner les sujets de leur travail, de la productivité, non, rien, absolument rien.
Etait-ce une attaque ciblée de la planète terre pour les anéantir totalement. Ce canapé était-il le premier d’une longue liste ? Et quand le suivant arrivera où tombera-t-il ? Il pouvait tomber du ciel en pleine usine de production, puis transpercer le toit de celle-ci et s’abattre devant ou sur les ouvriers ? Ce serait l’apocalypse. Au début, certes, tous tomberaient des nus et ne seraient pas à quoi il sert vraiment, mais il y a toujours parmi les sujets même les plus primaires, un ou deux plus malins, qui pourraient vite lui trouver une utilité quelconque, comme s’asseoir dessus et s’arrêter de travail par exemple, et, les laborieux pourraient se poser la question de savoir pourquoi il n’y en a jamais eu jusqu’à présent dans les ateliers ou bien chez eux. Cette chose pourrait se transformer en une arme de guerre pour tous les travailleurs. Si une telle chose pouvait être cachée on pouvait bien aussi leur dissimuler d’autres choses toutes aussi graves. Les sujets pourraient se met à penser, la colère pourrait alors gronder, les autorités ne seraient-elles pas toujours fiables et se pourrait-il que des informations importantes ne soient jamais dévoilées au risque de nuire gravement à la vie même du peuple ?
Par Louise, Lundi 29 Octobre 2007 à 19:43 GMT+2 dans Contes pour adultes (article, RSS)






