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Opus V (début) Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"

La stupeur se lisait sur tous les visages des employées, toutes avaient bien compris qu’un grand malheur venait de s’abattre sur elles en cette matinée glaciale de ce mois de décembre. Leur patron avait été retrouvé gisant dans son sang sur le sol de la buanderie du salon. Un couteau planté en plein cœur. Sylvie, la responsable avait appelé aussitôt la police et le magasin avait été fermé pour cause de deuil. A l’intérieur, il n’y avait que les cinq employées et les trois policiers. Un grand gaillard genre rugbyman, un tout petit maigre avec de grands yeux cachés derrière de grosses lunettes, et, un jeune homme plutôt bien de sa personne à la chevelure un peu longue.
                           
« Merci messieurs de vous êtes déplacés si rapidement, c’est l’impensable qui nous arrive. Un meurtre dans notre salon, pourquoi et comment cela a-t-il peut se produire ? Je vous attendais avec impatience, comme vous pouvez l’imaginer, j’espère qu’avec votre aide nous allons résoudre cette énigme ».

Qui avait tué leur patron et pourquoi ?

Le mystère restait entier.

Il fallut plusieurs heures aux policiers pour mener l’enquête de proximité, le corps gisait là, froid, seulement recouvert d’une immense serviette éponge blanche, du sang s’était répondu sur la serviette à l’endroit même du coup porté, ses pieds dépassaient, laissant entrevoir une chaussette très élégante en pure laine marron et une de ses chaussures était un peu plus loin. Elle avait été sans aucun doute écrasée, sa forme étrange le laissait en tout cas supposer. Tous les indices furent relevés, la police scientifique étant arrivée un peu plus tard, il y avait trois  hommes et une femme en blanc qui telles des fourmis traquaient la moindre trace.

Photographies de la position du cadavre, de sa tête, de son thorax, des ses bras, de ses jambes, de ses pieds, des alentours. Prélèvements des taches de sang, de cheveux, d’empreintes de pas ensanglantées. Pendant plus de trois heures tout y passa, la banque, les fauteuils, les brosses à cheveux, les ciseaux, les produits capillaires, les tabliers, les serviettes. L'arme du crime, et, la chaussure terminèrent dans des sacs en plastique hermétiquement fermés. Les policiers scientifiques repartir avec des mallettes et des sacs remplis d’indices potentiels. Durant les investigations, les trois policiers en civil avaient entrepris de poser toutes sortes de question aux employées. Bien avant, ils avaient téléphoné à la femme du patron du salon pour lui annoncer le décès de son mari. Celle-ci ne se rendit pas sur les lieux, elle resta chez elle sous le choc, les policiers la questionneraient plus tard dans la journée. 

Pendant ce temps-là les employées furent condamnés à ne pas bouger, à attendre, elles étaient assises médusées, choquées, tristes. Elles ne devaient en aucun cas sortir de la scène du crime. Elles étaient entassées dans la toute petite salle de pause derrière la buanderie, l’endroit même où leur patron gisait mort. De quoi vous glacer les sangs pour longtemps. Elles durent malgré leurs peurs, leurs angoisses répondrent aux questions des trois policiers. C’était un vrai interrogatoire qu’elles subissaient, il ne manquait plus que la lumière directement dans leurs yeux des films policiers, et, elles se seraient crues dans un polar, sauf que là c’était pour de vrai, elles n’étaient pas marioles du tout.

Elles avaient eu droit de donner chacune un seul coup de fil à un de leurs proches, à des sandwichs et à du coca. On aurait pu croire qu’elles étaient toutes des suspectes…

L'une d'elles craqua plus rapidement que les autres, c’était Sophie la petite nouvelle, il y avait seulement une semaine qu’elle avait été embauchée.

« Que vous arrive-t-il ? Reprenez votre souffle, je vous écoute. » Demanda  le policier genre rugbyman.

« Venez par là ».

« Si vous saviez, il se dit des choses terribles au sujet d’André, c’était notre patron, ce n’est pas possible, pas possible. Il était si charmant, si polie, je ne peux l’imaginer mais peut-être qu’après tout, les rumeurs étaient fondées. »

« Des rumeurs, il faut que vous m’en disiez plus ».

« Mademoiselle, je me dois de tout entendre pour pouvoir mettre tout en œuvre pour découvrir le responsable de ce meurtre ».

 «  Tais-toi, tu ne peux pas parler de ça, alors qu’il est juste dans la pièce à côté, tais-toi ! » cria Sylvie la responsable su salon.

A suivre... 

 

Vos commentaires

1 Le Mardi 30 Octobre 2007 à 22:40 GMT+2, par MCM

Hum! hum! un policier genre rugbyman ça peut que trouver qui a tué ce pauvre patron!

2 Le Mercredi 31 Octobre 2007 à 16:27 GMT+2, par foise

suspense,intrigue,tout ,pour un bon polar.

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