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Opus VII Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"

« C’est vous qui avez découvert le corps en arrivant ce matin ? »

« Oui, c’est toujours moi qui arrive juste avant les autres employées, je suis leur chef, je me dois d’être là pour les accueillir et pour leur distribuer le travail. »

« Tout à l’heure quand vous êtes arrivée, qu’avez-vous remarqué d’inhabituel ? Décrivez-moi tout ce que vous avez vu et ressenti. »

« En premier lieu ce qui m’attrapée c’est que la porte du salon soit ouverte, André, il la fermait toujours derrière lui. C’était moi qui avais pour consigne de la laisser ouverte, d’ailleurs je suis la seule à posséder le trousseau complet, les autres filles n’ont aucune clef, et puis quand je suis rentrée dans le salon il y a autre chose que j’ai remarqué, il y faisait beaucoup plus froid que les autres matins, comme si le chauffage n’avait pas été relevé.

Oui, parce qu’André avait une petite manie avec les radiateurs électriques, il les mettait sur 6 tous les soirs avant de partir. Le salon gardait un peu de chaleur tout en faisant des économies de chauffage, et, c’est lui qui le matin, les mettait en route sur 8, comme il arrivait vers les sept heures trente, le salon était à bonne température lorsque les clientes se présentaient. Il était riche mais il faisait attention à la facture d’électricité, je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi il n’avait pas fait installer un système automatique où plutôt je crois que c’était un vieux reste de son enfance.

Il me disait parfois qu’il avait connu la faim et le froid, qu’il n’avait pas toujours été dans le confort. Et puis, quand j'arrivais, il était toujours à sa banque à faire la caisse, c’est lui qui mettait la somme de base pour la journée, il aimait à défaire les rouleaux de monnaie, à toucher les billets, à être derrière le comptoir. Il était toujours les mains dans des papiers, des bons de commandes, des factures, des prises de rendez-vous et il me criait bien fort un « bonjour Sylvie, comment allez-vous ce matin ? » Il criait fort parce qu’il avait déjà branché la radio, il aimait travailler avec un fond de musique assez élevé, c’était toujours moi qui la baissait un peu. Je peux m’arrêter un moment, j’ai mon coeur qui s’emballe, c’est l’émotion, j’ai eu si peur, vous ne pouvez pas savoir, quel choc quand… ».

« Tenez, asseyez-vous et prenez votre temps, je vais voir un de mes collègues, je reviens dans un moment. »

« Alors, vous en êtes où ? »

« Nous avons récolté toutes les indices possibles, toute la scène du crime a été contrôlée, pour nous le boulot sur le terrain est terminé. Nous allons envoyer tout ça au laboratoire et nous espérons que les indices vont parler. Pour te résumer, nous avons prélevé de nombreuses traces de sang, peut-être celle du meurtrier ou de la meurtrière. Des empreintes de pas, des cheveux arrachés dans la paume de la main du cadavre, ce qui peut être très intéressant grâce au test ADN. Ils pourront peut-être nous parler. Nous avons le couteau qui semble être l’arme du crime, et, nous avons sa paire de chaussures, nous voulons les analyser, la chaussure droite n’était plus au pied du mort et a sacrément morflé.  Nous avons aussi évidement de nombreuses empruntes, on verra ce que l’on peut en sortir, t’imagine dans un salon de coiffure le nombre de personnes qui passent, et, puis nous avons raflé tous les produits capillaires, l’argent dans la caisse, tout ce qui est susceptible de nous en dire plus sur les activités de ce salon. Tu sais qu’on peut parfois avoir des surprises, ce n’est pas à toi que je vais apprendre ça. Les pompiers vont venir le chercher, le procureur est ok, il va être conduit à la morgue de l’hôpital où il subira une autopsie, le monsieur va avoir droit à un déshabillage complet, là aussi, on en sera peut-être plus après. Je ne te dis pas à plus. »

A suivre...  

Vos commentaires

1 Le Jeudi 1 Novembre 2007 à 10:59 GMT+2, par Louise

Bonjour ma foise,
Quel plaisir d'avoir de ta part un petit commentaire. Je suis heureuse que tu me suives. Je te souhaite une bonne journée, aujourd'hui, je passe un moment avec ma fille, tu devines ma joie. Je t'embrasse. A bientôt. Louise.

2 Le Jeudi 1 Novembre 2007 à 11:11 GMT+2, par Louise

A tous,
En ce jour de fête de la Toussaint, bien au-delà de toutes religions et de toutes croyances, je voudrais juste que nous soyions en pensées avec tous nos chers disparus qui sont à tout jamais dans nos coeurs.
Avec toutes mes amitiés.
Bien à vous tous.
Louise.

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