Opus IX Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"
« Bon, vous pouvez retourner vers vos collègues, dites à Josy de venir me voir, s’il vous plaît. »
« Bonjour Josy, c’est ça, vous vous occupez des colorations, c’est un métier qui vous plaît ? »
« Oui, beaucoup, pourquoi, vous me demandez ça ? »
« Et vous qu’est-ce que vous pensez des rumeurs au sujet de votre patron ? »
« Ce ne sont que des rumeurs, je suis certaine qu’André n’a rien à voir avec ce qu’on lui reproche, ce sont des mensonges, je n’y crois pas une seconde. Si vous aviez vu comme il s’occupait de jeunes en difficultés, il aidait tous les foyers de la région. Il ne faisait pas seulement des fêtes grandioses, il avait deux facettes, c’est tout, il fallait le connaître, les gens ne veulent voir que le mal et puis il était discret dans ses activités auprès des jeunes, il ne le faisait pas pour les autres. »
« Merci, c’est terminé pour aujourd’hui, on se reverra dans mon bureau au commissariat. »
Le corps d’André quitta le salon sur un brancard, dans un sac en plastique noir…
A cette vue un froid glacial passa dans le corps des cinq employées, et, toutes se mirent à pleurer en même temps, jusqu’à cet instant elles auraient voulu encore croire à un miracle.
L’équipe de la police scientifique avait déjà quitté les lieux depuis plus de trois quarts d’heures, laissant des traces au sol, des petits écriteaux ça et là, et, une drôle d'odeur poudrée quand les trois policiers vinrent vers elles, le « rugbyman » qui semblait être le chef prit alors la parole.
« Mesdames, nous vous remercions de votre collaboration, vous pouvez rentrer chez vous. Bien sûr, il est évident que vous restez à notre entière disposition, mes collègues ont pris toutes vos coordonnées. Nous vous joindrons plus tard, le salon est fermé jusqu’à nouvel avis, je prends la responsabilité de le fermer et de le faire mettre sous scellés. Prenez toutes vos affaires personnelles, vous ne serez plus autorisée à revenir avant quelques temps. »
Une fois sortie du salon les cinq employées étaient comme orphelines, elles restèrent un moment là à regarder encore un instant la vitrine. C’était comme pour dire un au revoir à ce qui déjà n’était plus qu’un souvenir, et, peut-être pour ne pas avoir encore à penser à leur avenir. Qu’allait-il advenir du salon ? Est-ce que Liliane le vendra ? Pourquoi cela leur arrivait-il ? Quel malheur pour tous.
A suivre...






