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Opus XI Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle".

« Bonjour, puis-je vous voir madame Darelle, j’aurai besoin de vous parler en tête à tête. »

« Sylvie, je pars un moment avec l’inspecteur Legendre, vous vous occupez de tout, vous penserez à madame Vallon qui doit passer pour prendre sa perruque, elle est prête, je l’ai mise derrière la banque, merci, à tout à l’heure. »

« Il s’appelle monsieur Legendre et c’est un inspecteur, il est plutôt pas mal, il a de belles épaules pour se consoler, qu’est-ce que vous en dîtes les filles. »

« Sylvie, T’as de ces idées ! » riait Josy

Madame Darelle s'était décidée en mémoire de son mari de rouvrir le salon de coiffure. Avec l’aide de Sylvie et de toute l’équipe au complet, avec courage et détermination, elles s’attaquaient à satisfaire la clientèle sans André. Ce n'était pas facile car les clientes étaient parfois difficiles, ou très curieuses, elles  posaient des questions pénibles au sujet de l’assassinat ou de l’enquête, et, puis Liliane était encore très déprimée par le récent décès de son époux. Parfois, elle était même obligée de partir en courant loin du salon, c’était si pénible pour elle d’avoir sans arrêt devant ses yeux tout ce qui lui rappelait son compagnon, ses peignes, ses brosses, ses ciseaux et puis, elle devait aussi se rendre dans la buanderie, l’endroit même où André avait été assassiné.

Juste avant de reprendre à la mi-janvier, elle avait heureusement fait refaire la peinture dans tout le salon, et, avait fait changer la vitrine et les employées étaient maintenant habillées de marron, le blanc était la couleur d’André mais cela ne suffisait pas à faire oublier le passé. Le drame était encore trop frais, il régnait encore comme un relent de peur. Est-ce que le meurtrier rôdait encore autour du salon ? Rien n’avait disparu, ce n’était donc pas un crime gratuit, il y avait apparemment un mobile, mais lequel ? Les ragots avaient été bon train pendant plusieurs semaines, maintenant ça se calmait, mais il serait temps que l’enquête avance, et, que le meurtrier soit arrêté.

Un matin du mois d’Avril, le dix neuf exactement le policier rugbyman  entra dans le salon, il y avait déjà deux clientes occupées à se faire coiffer, notamment une future mariée qui se faisait faire un chignon. Toute l’équipe était présente. Elles se regardèrent lorsqu’elles le virent entrer tout seul sans ses acolytes.

Dans le bistrot d’en face.

« Deux cafés, s’il vous plaît. »

«  Toute de suite. »

« Alors qu’avez-vous de nouveau, monsieur Legendre ? »

« Nous avançons, nous avons eu les rapports de la police de Marseille, votre mari n’est pas connu, mais… »

« Mais quoi ? »

« Vous connaissez votre beau-père ? »

« Mon beau-père ? »

« Non, pourquoi ? »

« Pardonnez-moi mais votre mari que vous avait-il dit sur son enfance ?

A suivre... 


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