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Opus XXIII La vie de Mélanie

Une semaine plus tard, l’état de santé de Mélanie s’est dégradé. Elle ne peut plus marcher qu’à grande peine, elle doit  supporter les couches et elle mange tout mixé. Depuis ces trois derniers jours son esprit lutte contre ce corps en perdition. Elle n’est pas encore prête à partir. Elle a fait venir un prêtre de sa famille Aurélien Piras, ils ont parlé et prier ensemble pour aborder l’ultime voyage.

« Le père Piras est venu vous voir aujourd’hui ? »

« Ma fille, j’arrive à l’heure des comptes, et, je crois en Dieu, je suis chrétienne, Aurélien est bien plus qu’un prêtre c’est un véritable ami en qui j’ai toute confiance, tout comme toi. »

« Merci madame Dupuis, je suis très touchée, je vais vous laisser vous reposer, je suis là cette nuit, je remplace Antoinette. »

Quelques heures après…

«  Tout le monde dort ou est tranquille. J’ai le bip sur moi, je peux rester un petit moment avec vous. »

« Tu fais la garde avec Joséphine. »

« Oui. »

« Vous désirez quelque chose ? »

« Prends donc cette photographie, oui, celle-ci et pose-toi à côté de moi. »

Marilyne une fois assise près d’elle.

«  Tu vois, tu tiens toute ma vie dans cette photographie, c’était pour mes quatre vingt ans, Etienne était encore vivant, mes enfants et petits-enfants étaient tous présents. Il faut que tu te trouves, une vie c’est si court. »

« Vous avez sans doute raison, à mon âge on a l’impression que c’est long, mais depuis que je travaille ici, je me rends bien compte que non. »

« Je vais faire mon tour, vous n’avez pas soif, votre oreiller est à sa place, vous n’avez pas froid, pas mal ? »

« Non, tu sais depuis que j’ai ma pompe à morphine..., je vais dormir, oui, dormir. »

Durant sa tournée Marilyne soigne avec dévouement chacun de tous ses malades, elle change leurs couches, elle en retourne certains pour qu’ils ne fasse pas d'escarres, elle donne un verre d’eau, remonte une couverture, appelle la surveillante pour madame Charles qui souffre trop malgré toutes ses médications.

Une fois toutes se tâches accomplies. 

« Marilyne comment trouvez-vous madame Dupuis depuis quelques jours ? »

« Je trouve qu’elle décline tout doucement, elle sait où elle va, elle n’est pas encore tout à fait prête mais c’est une femme forte, digne, remarquable d’humanité, j’apprends beaucoup avec elle. »

« Vous aimez votre métier cela se voit, vous réussissez très bien auprès des malades. Pourquoi n’envisageriez pas de reprendre vos études pour devenir infirmière ? »

Après sa conversation Marilyne se rend dans la chambre de Mélanie, la veilleuse est allumée laissant voir un visage usé sur l’oreiller, pourtant elle semble dormir paisiblement, sa respiration est régulière.

A suivre...

Vos commentaires

1 Le Jeudi 15 Novembre 2007 à 18:35 GMT+2, par Louise

Coucou la foise,

Je te fais plein de gros bisous et j'attends de tes nouvelles, ou un petit commentaire. Les grands arrivent demain. Bises.
A bientôt. Louise.

2 Le Jeudi 15 Novembre 2007 à 21:57 GMT+2, par franck

"tu tiens toute ma vie dans cette photographie"
merci au photographe !
;)

3 Le Jeudi 15 Novembre 2007 à 23:05 GMT+2, par MCM

Bonne nuit!!

4 Le Vendredi 16 Novembre 2007 à 06:31 GMT+2, par Mandy

Coucou,
Merci pour le compliment sur mon blog...
Bonne journée, Louise... bizzzz...

5 Le Dimanche 18 Novembre 2007 à 12:39 GMT+2, par foise

j' aime te lire, bisous.

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