Opus XL La misère au masque blanc
Celle qui devrait représenter la pureté,
Peut se faire complice sans le vouloir de la cruauté.
Pour sa défense, elle n’est pas la priorité,
De la politique de notre société.
Elle peut se découvrir au petit matin,
En robe de satin,
Certaine de son pouvoir sauvage et naturel,
Elle nappe avec zèle,
Ces constructions de bric et de broc,
De ces gens qui troquent,
La liberté contre la faim,
Oui, vous avez bien entendu la faim,
Parfois avec conviction,
Le plus souvent par humiliation.
Impuissants, face à cette reine si belle,
Aux voiles de dentelles,
Et à la traîne hivernale,
Froide et solitaire qui embrasse mal.
Tout ceux qu’elle rencontre sur son passage,
Restent sans voix et sans âge.
Nuits et jours tel un fantôme,
Elle chuchote des murmures qui tonnent,
Tel le glas de la prochaine guerre.
Comme si l’histoire ne comptait guère,
Voulant encore que le blanc neige,
Trépasse et ruisselle de cette couleur rouge beige,
Marquant les pas,
De leurs futurs trépas.
Féroce, avec avidité,
Elle s’engouffre dans l'intimité,
De ceux qui vivent au côté de ses sillons,
Toujours regardés comme des souillons,
Aux visages figés, asphyxiés,
Et aux corps transis, presque tués.
A ces enfants, ces femmes, ces hommes,
Qui s’apparentent à des bêtes de somme,
En cette terrible saison,
Et ce sans aucune raison.
Si ce n’est notre coupable indifférence,
Nous, qui pour la plupart les laissons vivre sans décence !
Par Louise, Mercredi 28 Novembre 2007 à 17:17 GMT+2 dans Poésies (article, RSS)






