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Opus XLIII La maison des plaisirs (début)

 
Imaginez vous ans une superbe maison en chine au XVIII ème siècle. C’était un de ces endroits luxueux, uniquement consacré aux plaisirs. Les femmes qui y vivaient étaient d’immenses artistes, elles étaient peintres, elles peignaient des éventails et des paravents. Elles exprimaient ainsi leurs désirs, leurs sentiments, elles composaient des collines vertes et jaunes sur lesquelles se posaient des papillons semblables à des fleurs, elles dansaient aussi, servaient le thé selon un rituel bien précis, se faisaient les plus féminines que possible, elles étaient la grâce et la beauté même.

Elles excellaient également dans un autre art, celui de la séduction, des plaisirs sexuels, et, il en était un qui était particulièrement prisée celui de faire l’amour à une jeune fille vierge. Des hommes très riches payaient des fortunes pour connaître une semaine de découvertes avec une jeune fille. Ma était l’une d’elle et aujourd’hui elle se devait de rencontrer pour la première fois son amant. Elle était dans cette maison depuis trois mois, elle avait appris tous les raffinements et ce dans de nombreux domaines, elle était prête.

Elle avait seize ans, elle était magnifique, avec ses yeux amandes à la couleur d’or, et ses longs cheveux noirs qui lui tombait dans le dos jusqu’au bas des reins, sa bouche aussi était délicatement dessinée et d’une couleur de pêche. Elle mesurait juste un mètre soixante, elle était très fine avec de petits seins joliment galbés et une taille de guêpe, ses fesses étaient juste rebondies et ses jambes étaient sublimes, elle était très bien proportionnée, ses pieds étaient des joyaux, elles s’en occupaient tout spécialement. Elles savaient combien ils étaient précieux pour satisfaire ses futurs amants, elle avait énormément souffert dans son enfance, les bandages, ses os broyés mais c’était la coutume, et en ce jour elle en était plutôt fière.

Elle se retrouvait parée de plusieurs robes les unes sur les autres, elles étaient toutes très belles, elles étaient de différentes couleurs et portaient des broderies faites à la main de papillons, de fleurs, de cours d’eau, de bijoux, elles étaient toutes extrêmement travaillées et la soie était d’une grande finesses. Sa coiffure aussi était magnifiquement travaillée, elle portait un chignon perché sur le haut de sa tête, de superbes écailles tenaient ses mèches, ses yeux étaient spécialement bien maquillés, avec des traits noirs et des paillettes d’or qui s’étalaient sur ses paupières faisaient ressortir son sublime regard. Son teint était d’une grande luminosité, elle avait fait des soins réguliers à base d’amandes douces pillées dans du lait, et ce soir elle s’était mise de la crème teintée et un rouge à lèvres vermillon. Elle portait des chaussures très hautes en bois précieux et recouverts de soie. Elle était spectaculairement belle.

Ma se rendit dans la pièce des amours, la pièce des délices, elle savait qui serait son premier amant mais elle ne l’avait jamais rencontré. Elle se demandait bien si il était beau ou jeune, elle avait peur de découvrir un vieil homme, des histoires épouvantables circulaient, certes c’était un des plus puissants hommes de la région, il avait plusieurs femmes, des concubines, et de nombreuses enfants mais elle osait espérer malgré tout un homme dans la force de l’âge et non pas un vieillard. C’était la première fois qu’il venait dans la maison des plaisirs, elle ne connaissait rien d’autre de lui.

A son arrivée elle découvrit une pièce immense avec des colonnes en bois, il y avait au centre une splendide cuve d’eau cuivré drapé de soie rouge, des tapis aux couleurs vives, du jaune, du vert, du rouge, du noir avec des dragons en or pour motifs. Il y avait surtout la couche prénuptiale, une splendeur aux draps à la couleur de ses yeux, la natte qui entourait le lit supportait des tables basses en bois massif sur lesquelles trônaient des mets capiteux, et, d’autres plus étranges comme des œufs durs et des oeuf battus dans de superbes bols en faïences noires et rouges bordées d’or. Ces mets n’étaient pas là par hasard, ils étaient censés accroître les forces viriles de son futur amant.

A suivre... 

Vos commentaires

1 Le Vendredi 30 Novembre 2007 à 20:14 GMT+2, par MCM

Attendons la suite...

2 Le Vendredi 30 Novembre 2007 à 20:21 GMT+2, par loulou

oh, j'aurrai voulu savoir s'il était jeune ou vieux!!!
Bon Beh, pour un essai il est concluant!!! La suite...

3 Le Vendredi 30 Novembre 2007 à 21:55 GMT+2, par Nuitarius

Littérature étonnante, secrets mal gardés, mais écriture toujours aussi pure et fluide, aussi visuelle et enchantée !

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