Opus LIII A la jeune fille que j'étais !
Ce matin dans ma glace,
Après ma douche,
Un court instant,
J'ai cru revoir la jeune fille,
Que j'étais jadis.
Une mèche de mes cheveux.
Je fus transportée,
Dans un lointain pays,
Au doux nom de jeunesse.
Ce moi d'autrefois,
Me regardait là,
Bien en face,
Campé sur ses jeunes jambes,
La taille fine à la robe à fleurs.
Avec son visage aux contours,
De l'innocence,
Son nez mutin,
Sa bouche gourmande,
Et son regard rebelle.
Son âme était secrète,
Il avait cet âge insouciant,
Où le coeur est à la fois léger et grave.
Et la première impression,
Qui me revint en mémoire.
Avait le goût framboisier de la bouche,
De mon premier amoureux,
La tessiture de sa voix envoûtante,
Son regard à la couleur caramel,
Tout me pénétraient à nouveau.
La grande beauté,
De ses mains d'auteur.
Il m'écrivait de magnifiques poèmes,
Tous ses merveilleux souvenirs,
Me bouleversèrent.
En ce matin froid d'hiver,
Du bonheur jaillit,
Au creux de ma poitrine,
Je me sentis tremblante,
Haletante,
En attente de lui,
Comme,
Lorsqu'il passait à vélo,
Devant ma fenêtre de chambre,
Son visage si gracieux me regardant...
Tous ses gestes, ses mots si simples,
Si anodins en apparence,
Se jouaient de moi,
Ses chastes délices,
M'émurent jusqu'aux larmes.
Ce matin dans ma glace,
Après ma douche,
Un court instant,
J'ai cru revoir la jeune fille,
Que j'étais jadis...
Par Louise, Dimanche 9 Decembre 2007 à 11:08 GMT+2 dans Poésies (article, RSS)







