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Louise

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Ce blog est une invitation sur le chemin des nouvelles, des contes, et de la poésie. Si un regard peut créer l'univers les mots peuvent le transcender. Il y a aussi des collages, de la sculpture, des pensées. Avec toutes mes amitiés. Louise (tous les textes sont protégés par copyright)

Opus LXV Louisia Claudia 1 (début)

Jeudi 27 Decembre 2007, 16:43 GMT+2Par LouiseCet article a été lu 0 fois
Louisia Claudia habitait dans une ferme avec ses parents, de braves paysans sur le plateau de Gavot. Ce n'était pas la richesse, il n'y avait là qu'un chalet très rustique ayant pour toit des tuiles de bois clouées retenues par des perches ou des grosses pierres. L'entrée était sur le côté, sous la galerie d'en bas s'ouvraient les portes des caves où mûrissait le fromage, encadrées de la provisions de bois.

De plein pied derrière la maison la grange. Rien de superficiel, juste ce qu'il fallait pour vivre, douze bonnes grosses vaches laitières, cinq chèvres, quelques lapins et des poules. L'eau se trouvait dehors, à la pompe et les toilettes étaient au fond du jardin dans un cabanon rudimentaire. Il fallait si rendre pas tous les temps, aussi bien par le froid que par une forte chaleur.

A l'intérieur de la maison, tout était compté, le père était âpre, un sous c'était un sous et l'argent ne se gagnait pas comme çà. Dans la pièce principale, il y avait le fourneau, une grande table, un simple pétrin sur lequel on posait une grande planche, et, qui était de toutes les cérémonies, six chaises paillées, deux en bois, et, un tabouret. Une crédence en bois où étaient alignés les assiettes, les verres, les pots de terre, les saladiers et les bassines. Deux lits, un grand pour les parents dans la chambre sous les toits, et un petit pour la Louisia Claudia qui couchait sous l'escalier et une armoire pour les habits. Quelques paires de draps que la mère avait amené à son mariage, des nappes aussi et un matelas et des couvertures, quelques ustensiles de cuisine et c'était tout.

C'était le premier novembre mille neuf cent dix et c'était un vrai temps de toussaint, la pluie était tombée drue toute la journée. Il avait pourtant bien fallu se rendre à la messe et au cimetière, le village entier fut trempé. Au retour après les vêpres Louisia Claudia réchauffait la soupe sur le fourneau quand elle entendit toquer à la porte, elle ne savait pas si elle se devait de répondre. Le père était à la traite et la mère se séchait, elle avait été prise d'une mauvaise toux en revenant de l'église.

Louisia Claudia essuya ses mains humides sur son tablier, elle s'était déjà changée, ses habits du dimanche tentaient de sécher sur une chaise devant le seul coin de chaleur de la maison. Avec appréhension elle se rendit à la porte. Si c'était le père il ne ferait pas tant de manières, il rentrerait, salissant le sol en bois en maudissant le temps. Alors qui cela pouvait être à cette heure ?

Le coeur battant, elle ouvrit la porte avec méfiance, devant elle se tenait un jeune homme grelottant de froid, trempé de la tête au pied. Pas un mot ne sortit de sa bouche, il ne s'attendait sûrement pas à voir une si jolie jeune fille à pareil endroit.

" Qui vous êtes et que venez vous faire par ici ?" Demanda la jeune fille.

Le jeune homme bien habillé ôta son chapeau, se retrouvant tout chose devant elle, et osant enfin lui dire.

"Je viens parler à Etienne Bellentre."

"C'est mon père, vous lui voulez-quoi ?"

"Je suis le fils de son grand-oncle, j'arrive d'en bas, c'est lui qui m'a fait venir."

"Je vais chercher ma mère." 

Le jeune homme resta planté sur le pas de l'entrée au vent et sous la pluie, la porte refermée sur lui.

"Mère, mère ?"

"Eh bien, ma fille !"

Félicie se relevait à la hâte ses cheveux blancs en chignon serré.

"Mère, c'est un jeune homme qui veut parler au père".

" Ouvre donc la porte."

" Ah Ben ! Si je m'attendais, le petit Pierrot, rentre, Louisia Claudia va chercher le père."

"Tout de suite, mère."

La jeune fille prit son manteau et courut chercher son père à la grange.

A suivre... 


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Cet article a été commenté 2 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

elle ne l'a pas trés bien accueilli le pauvre garçon
le laisser dehors dans le froid!
pff

des bisoux :)

Vendredi 28 Decembre 2007, 15:37 GMT+2 | Retour au début

MCM dit

Larringes sur le plateau de Gavot un petit village cher à mon coeur!!

Vendredi 28 Decembre 2007, 22:02 GMT+2 | Retour au début