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Opus LXVIII Louisia Claudia 4

 
En ce mois de février le douze mille neuf cent onze exactement, il faisait froid mais le temps était beau et sec, il n’y avait pas de bise. C’était un temps superbe pour une noce d’hiver, celle-ci était plutôt rare, en principe les mariages se passaient à partir du mois de mai jusqu’au mois de septembre.
 
Les langues allaient bon train, y avait-il urgence à les marier ces deux là ? Et le promis était de la ville, un étranger quoi, mais l’Etienne avait l’air si heureux.

Tout le village avait était présent pour le mariage à la mairie, quelques uns tout de suite après se rendirent au bistrot, mais la plupart voulaient être du vrai mariage, celui de l’église. Ils voulaient assister au sacrément, ce qui faisait la vraie valeur de l’union. Deux êtres unis à jamais devant Dieu.

Louisia Claudia était magnifique dans sa robe et son manteau blanc avec son long voile et sa couronne de fleurs d’oranger. Il n’y avait pas de chichi, c’était une noce toute simple mais elle avait tout de même l’air d’une princesse arrivant au bras de son père, habillé de son propre costume de noces.

Tous deux étaient fiers et superbes.

Pierre qui attendait sa femme était lui aussi très beau dans un costume neuf, il avait également des yeux bien brillants et l’air heureux. La mère aussi était au bord des larmes, et, il n’y avait pas qu’elle, Gustine, l’ancienne accoucheuse du village portait régulièrement son mouchoir à son nez.

De voir aujourd’hui cette petiote en mariée la ramenait au matin de sa naissance. Elle était si fragile qu’elle avait été ondoyée le soir même par le curé de l’époque, l’abbé Chapon.

La mère avait eu bien eu du mal à la mettre au monde malgré sa petitesse, et, ce n’était pourtant pas son premier accouchement. Elle avait déjà perdu trois bébés mais le malheur était loin, place au bonheur. Louisia Claudia était si belle et une femme prête à faire à son tour des petits.

Toute l’assemblée fut attentive au sermon du curé Demaison, c’était un nouveau curé venu de la ville, d’Annecy exactement. Il avait demandé par goût un village, voilà comment il était arrivé sur la commune de Larringes. La fidélité dans l’amour, le partage des épreuves, des joies, l’indissolubilité du mariage, l’arrivée des enfants, leur éducation, la vie dans la communauté chrétienne et dans le village.

 

A suivre.... 

Vos commentaires

1 Le Mercredi 2 Janvier 2008 à 19:47 GMT+2, par MCM

Voilà un très gentil clin d'oeil à un village qui restera toute ma vie dans mon coeur!
Bonne Année, une très bonne santé, beaucoup de bonheur et de réussite dans ta vie chère Louise!!

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