LXIX Louisia Claudia 5
Il avait tout passé en revue sans rien oublier, et, il avait aussi insisté sur l’accueil de ceux qui venaient d’ailleurs. Peut-être prêchait-il un peu pour sa paroisse ou pour le jeune marié.
Leur intégration se faisait lentement, ils avaient des pratiques de la ville, mais en ce jour béni, tous y compris la chorale des anciens s’étaient unis pour fêter la félicité des époux, rien d’autre ne comptait.
A la sortie de la messe tous se retrouvèrent à la salle paroissiale pour célébrer l’évènement. Certains avaient déjà pris de l’avance, il y avait des bons vins du pays, des saucissons, des jambons, des gâteaux de toutes sortes, rien ne manquait.
La salle avait été joliment décorée de rubans et de lampions. Un accordéoniste, un certain François Marchand bien connu pour animer les bals menait la fête. Chacun avait apporté ses cadeaux pour complimenter le nouveau couple, le village était en liesse.
Petits et grands trouvèrent la journée bien agréable. Puis vers dix neuf heures trente environ la famille proche monta au chalet pour manger le repas de noces. Ils étaient dix à table, c’était la mère et Louisia Claudia qui avaient tout préparé la veille et l’avant veille. Ils y avaient les parents de Pierrot, sa sœur et son mari, et ses deux gosses, ainsi que les deux témoins. Camille une amie d’enfance de Louisia Claudia et Michel, le meilleur ami de la ville pour le Pierrot.
Tous étaient les uns sur les autres, la pièce jamais n’avait été si pleine. Entre les vins, le repas, les chansons et les émotions, il faisait bien chaud.
Il avait été aménagé pour le jeune couple une pièce sur le derrière du chalet, à compter de ce soir, ce serait leur chambre à coucher. Les parents du jeune ménage s’étaient mis d’accord pour acheter un bon lit pour leurs enfants. Il attendait les mariés avec de beaux draps brodés par l’épousée elle-même, ainsi qu’un gros édredon cousu par la mère et la fille. De gros rideaux à carreaux protégeaient des regards du voisinage ainsi que du froid.
Il y avait aussi une table de chevet, cadeau de mariage des témoins, une petite table en bois avec une chaise que les parents de Pierrot leur donnaient. Ce n’était pas du neuf mais du pratique.
Camille avait tenu à acheter une cuvette et un broc d’eau en faïence pour la toilette du couple. Une partie de la dote de Louisia Claudia avait servi pour acheter une belle armoire remplis de tout le nécessaire et d’une horloge qui dorénavant guiderait leur vie. Tout était en place pour la nuit des noces.
A suivre...
Par Louise, Mercredi 2 Janvier 2008 à 16:30 GMT+2 dans Histoire d'une vie (article, RSS)






