Opus LXXXI Un secret simple 2
Elle est très proche de ses deux petites sœurs Marie Claudine et de Jeanne Antoinette, elle les entoure de toute son affection. Son cœur est lourd pendant plusieurs mois mais son caractère espiègle l’emporte.
Elle est toujours en mouvement, elle a une physionomie malicieuse, elle est parfois capricieuse comme on peut l’être à cet âge, se dépêchant de faire toutes les bêtises possibles, afin de n’avoir plus de fautes à commettre dès qu’elle aurait l’âge de raison.
« Ne jette pas nos poupées par-dessus le jardin du voisin, Marie Jeanne, laisse-nous, on veut jouer tranquillement. »
Elle est plus souvent occupée à courir après les papillons qu'à lire, elle n’est pas la dernière, ni la plus modérée dans les jeux.
La vie reprend son cours malgré les malheurs, la terreur n’est plus qu’un mauvais souvenir. Sa mère soucieuse de son éducation l’envoie chez les Sœurs Ursulines de Gex.
Elle reste dans ce pensionnat deux années et c’est au cours d’une promenade dans la ville qu’elle découvre l’hôpital des Filles de la Charité qui assurent les soins aux malades.
Elle n’a alors plus qu’une seule idée en tête, elle veut les rejoindre.
Un soir, elle se livre à sa mère.
« Mère, si vous le permettez, je voudrais m’occuper des malades, donnez-moi votre accord. »
Sa mère accepte qu’elle fasse un stage dans ce lieu de souffrances.
L’appel de Dieu que Jeanne Marie Rendu pressentait depuis plusieurs années se précise.
Elle sait qu’elle sera Fille de la Charité.
A suivre...
Par Louise, Mercredi 23 Janvier 2008 à 09:16 GMT+2 dans Histoire d'une vie (article, RSS)






