Opus LXXXIII Un simple secret 4
Elle
ne s’arrête jamais, en plus de ses visites quotidiennes elle enseigne le
catéchisme et la lecture aux petites filles accueillies à l’école et en 1807.
Sœur Rosalie, entourée des Sœurs de sa communauté avec grande émotion et une
profonde joie s’engage par vœux définitifs au service de Dieu et des pauvres.
Les mois, les années passent en dévotion, les jours sont bien trop courts pour elle, elle ne s’arrête jamais. Elle traque la misère pour rendre à l’homme sa dignité. Elle expérimente au quotidien cette conviction de St Vincent de Paul :
« Dix fois par jour, vous irez voir le pauvre, dix fois par jour vous y trouverez Dieu. »
C’est en 1815, lors de l’occupation étrangère de Paris, après la chute de Napoléon que Sœur Rosalie est nommée Supérieure de sa petite communauté du Vème arrondissement. D’instinct, elle sait allier action, dévouement, autorité naturelle, humilité, et compassion
Elle dit souvent :
« C’est notre Seigneur qui demande cela de vous, de moi…. Ne l’avez-vous pas compris ? »
Elle veille plus sur ses compagnes que sur elle-même.
Elle a de grandes capacités d’organisation qui se révèlent efficace dans sa lutte contre la misère. Les ravages du libéralisme économique de l’époque accentuent le nombre de « ses pauvres » comme elle les appelle. Ses sœurs vont dans tous les coins et recoins de la paroisse Saint Médard pour aider ceux qui souffrent.
La hantise du pauvre la poursuit.
« J’ai pitié de cette foule. »
Elle ne compte pas sont temps, ni sa fatigue, elle ne craint pas le danger de la contagion, la saleté de certains taudis. Elle veut rendre espoir à chacun, et, leur permettre de vivre dignement. Elle met tout en œuvre pour la défense des faibles et pour le rapprochement des catégories sociales.
On l’appelle l’ange du quartier et la mère de toutes les mères. Les dons affluent vite car les puissants et les riches ne savent pas résister à cette femme de Dieu si persuasive. Même les souverains qui se sont succédé à la tête du pays ne l’ont pas oubliée dans leurs libéralités. Elle mène une action si créative, si grande.
Elle n’est que courage.
Lors des épidémies de choléra en 1832 et 1849, Sœur Rosalie prend tous les risques avec ses compagnes. N’ont-elles pas ramassés elles-mêmes les cadavres dans les rues ?
A cette époque on se met à accuser les médecins, les pharmaciens de semer la contagion par haine du peuple. Le Docteur Royer-Collard transportait un malade à l’hôpital. On l’arrête ! Il proteste mais la colère est aveugle ! Alors il crie.
« Je suis un ami de la Sœur Rosalie ! » La colère tombe et on le laisse passer.
En 1844, elle ouvre une crèche pour les enfants de moins de deux ans. Cette initiative qui permet aux mamans de trouver un travail rémunéré n’est pas bien vue. La mère doit rester au foyer même si celui-ci est dans la plus grande des pauvretés.
A suivre...
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MCM dit | Une sainte cet ange de quartier! |






