DOMICILE FIXE 1 (début)
A
compter d'aujourd'hui je vais me livrer à vous grâce à mes lectures. Vous aurez
ainsi une autre palette de moi, je vais tenter de vous faire rentrer dans mon
univers.
Je remercie d'avance tous les auteurs et les éditions. Je m'engage à ne recopier que partiellement des lignes dans le but unique de les faire connaître.
Je donnerai mon avis personnel à l'aide de plusieurs supports, l'écriture, la photographie ou des collages.
J'espère que vous me suivrez dans cette nouvelle aventure. Bien à tous. Louise.
Aujourd’hui il me prend l’envie de vous faire découvrir un livre merveilleux qui s’intitule « Domicile fixe », Edition n°1.
J’ai constaté un regard singulièrement aigu et fraternel aux gestes d’une tendresse secrète. Ne croyez pas que ce ne soit que tristesse, il y a de la beauté, des sourires, de l’amour et une immense richesse d’humanité.
Les photos sont de Bruno Bachelet, les textes de
Xavier Emmanuelli, Gabriel Bauret et Jean-Hubert Levame.
En tout premier, on y voit un SDF avec une canne qui descend du bus social et qui est soutenu par un policier et un agent social. Ses trois êtres sont si présents, le regard du clochard est si puissant.
Ses trois personnages rendent toute la vérité aux mots : « secours, aide, et assistance. »
Après je choisis de vous parler de l’arrivée du contingent quotidien des miséreux ramassés dans Paris par les bus « des bleus » surnom des policiers de la BAPSA (Brigade d’assistance aux personnes sans-abri). Il n’y qu’une seule femme sur la photo, et elle est si jeune. A ses côtés, il y a un jeune homme de couleur aux pas décidés, un autre tout aussi pressé se cache le visage avec son manteau, d’autres descendent du car la cigarette à la bouche, l’air habitué. La plupart ont des manteaux et des chapeaux, des écharpes, il ne doit pas faire chaud.
Ce qui suit me donne un choc violent, terrible, mon âme est touchée au plus profond.
Je
vois des corps nus, vieux, décharnés et pourtant si pudiques, ce sont des hommes qui se préparent
pour la douche.
Sur la photographie suivante, je retiens mon souffle, elle hurle la misère.
Dans chacun des ballots, le bilan d’une vie. Empaquetés et étiquetés les maigres biens de chacun sont entreposés dans une remise et lui seront remis à sa sortie, après c’est un bric à bric surréaliste et si cruel, des prothèses des béquilles, emblèmes du malheur.
A suivre...
Par Louise, Dimanche 24 Fevrier 2008 à 09:28 GMT+2 dans Histoire d'une vie (article, RSS)






