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DOMICILE FIXE 2

 
La page suivante offre une vision plus réconfortante, des vêtements propres, décents à défaut d’être neufs attendent sur des cintres bien rangés les SDF.

Ensuite vous imaginez une montagne de draps, plus de mille exactement, ce sont les SDF eux-mêmes qui assurent le fonctionnement de la buanderie, une réinsertion souvent couronnée de succès, peu d’entre eux retourneront à la rue d’après le reportage du livre. Tant mieux !

La page suivante s’ouvre sur le repassage d’une combinaison de travail, c’est particulièrement impressionnant, on dirait un scaphandrier prêt à descendre dans les profondeurs de la mer. Les hardes sont nettoyées de cette façon aussi avant d’être restituées au SDF.

Après je fais connaissance d’un homme à la tête rasée presque en uniforme de prisonnier, pantalon à rayures et cigarette à la main, il est bien interdit de fumer mais la notion de santé a souvent perdu toute signification pour la plupart.

Plus loin, une main d’homme certainement âgé posée sur son costume de la maison de Nanterre, tout un symbole !

 
Cette photographie puissante me serre à la gorge.

Celle qui suit prend les deux pages, elle m’ouvre à un univers d’errance morne, de déambulations sans but, ni fin, mais où on les sent en sécurité. Un homme m’interpelle, son regard est si triste, si apeuré, poignant. Il prend une bonne part de la photographie à lui seul. Il y a dans ce long couloir toute la cruauté du chemin de leurs vies, fauteuils roulants, béquilles, mouchoir au nez, regards détournés. Heureusement il y a les vitres, le ciment du sol, certains se tiennent proches les uns des autres, mais peu se regardent vraiment.
 

Il y a là l’essence même de la survie. Bouleversant !

 
Encore un autre univers, « une boutanche » ! Un coin de répit. Un groupe de quatre personnes dont une femme qui boit de la vinasse, surtout la plus mauvaise m’apprend le texte…

Chaque jour le même rite : l’achat dans une épicerie du coin, de maints « pieux » (litres) et « gobettes » (quarts) de gros rouge que l’on lampe au goulot, seul ou avec des compagnons d’infortune avant de rentrer au centre. Juste en face, un homme sans âge au regard perdu, une petite bouteille de vinasse dans la main gauche assis là sur le bord d’un mur un mouchoir sous sa main droite, un journal sous sa cuisse droite, chemise, pantalon et veste propre mais sans dents, les lèvres serrées et le menton proéminent. Émouvant !

A suivre... 

Vos commentaires

1 Le Dimanche 24 Fevrier 2008 à 11:43 GMT+2, par Louise

Coucou,

Tu as raison nous sommes des battantes, merci pour la journée d'hier. Je te fais de gros bisous. Louise.

2 Le Lundi 25 Fevrier 2008 à 16:30 GMT+2, par Mandy

Coucou,
Tu as raison de donner les anciens vêtements à St-Vincent... je fais pareil... au moins, çà sert au plus démuni...
Profites de tes vacances et bravo pour le -2!!!
Bizzz et bon aprèm'...

3 Le Lundi 25 Fevrier 2008 à 17:11 GMT+2, par MCM

Il y a encore beaucoup trop de misère dans ce monde.

4 Le Mardi 26 Fevrier 2008 à 08:04 GMT+2, par hauteclaire

Bonjour Louise,
Cette humanité de misère nous la croisons tous les jours, et quelque fois un simple sourire peut faire la différence, je l'ai vu bien souvent.
Bisous

5 Le Mercredi 27 Fevrier 2008 à 14:10 GMT+2, par $!l@$

ou lalala je suis perdue
changement de décor
changement de textes ^^
il va falloir que je rattrape tout cela ;)

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