Madame Bescherelle 1) A la recherche du bonheur !

Le bonheur quoi qu'on dise est la grande affaire de notre vie.
Être heureux, connaître le bonheur, c'est le grand désir de chacun d'entre nous.
Peut-être, sûrement même nous différons de moyens pour atteindre cet état mais nous cherchons tous à être heureux.
C'est la grande attente de notre vie, en tout cas c'est celle de madame Moucherotte.
Souvent elle se demande :
Pourquoi est-ce que je fais ceci ou cela ?
Aristote croit à l'intelligence humaine, il est convaincu que ce qui distingue l'être humain de l'animal c'est cette capacité de réfléchir, de connaître et d'interroger la réalité, de faire des choix, d'orienter sa vie.
Il pense que chacun est plus ou moins maître de sa vie et de son destin.
Madame Moucherotte va faire cet été un cheminement pour découvrir comment elle peut orienter sa vie dans la meilleure direction possible afin d'accéder à une plénitude personnelle.
Naturellement comme tout le monde, son plus grand désir est d'être en vie, d'avoir la santé, mais pour en faire quoi ?
Qui veut-elle être vraiment ?
Elle veut être avec sa famille, vivre de beaux moments d'échanges avec son mari et ses grands enfants, ne plus être autant prise par ses horaires de travail, être plus libre pour préparer un bon repas, un voyage, recevoir ses amis, se rendre au théâtre, "avoir le temps de prendre le temps tout simplement" mais pas seulement".
Elle s'est mise en tête de se découvrir, et, pour cela elle ne s'est pas fixé de temps, c'est un désir profond chez elle, elle le ressent dans son plexus, dans son ventre, dans son coeur, dans son âme. Des tas de choses tracassent son esprit, des bonnes et des moins bonnes...
Madame Moucherotte surtout ne voudrait plus être "obligée d'obéir à des "ordres" qu'elle n'approuve pas toujours, ne plus être dans l'obligation de vivre "dans une si haute dose d'hypocrisie", dans un monde où le travail a plus une valeur financière qu'une valeur humaine, elle en a assez que dans ce monde l'argent soit "Roi".
Elle voudrait pouvoir être le plus authentique que possible, avoir la force de pouvoir se mettre en colère même ?
Pouvoir montrer ses craintes, ses peurs, ses sentiments aussi, que ceux-ci soient des sentiments de joie ou de tristesse, ne plus être toujours une dame bien maquillée, sourire aux lèvres, sac à la main et sans mèches qui dépassent...
Elle voudrait pouvoir "crier à l'injustice" mais aussi pouvoir crier cette force de vie qui coule en elle. Tout se mêle au fond de son coeur, elle voudrait tant vivre "autrement" mais elle connaît ses responsabilités, et, surtout elle voudrait tant s'arrêter de se sentir coupable de vouloir vivre de bons moments alors qu'il y a autant de malheurs tout autour d'elle.
C'est un véritable tourbillon de sentiments, de sensations de sa tête, dans son coeur, pendant des années, elle n'a su que donner aux autres, servir, certes elle a le bonheur de connaître l'amour et d'être mère mais n'y-a-t-il pas plus ou autre chose ? Ce qu'elle désirerait vraiment, c'est se découvrir "elle", savoir qui elle est "dans son moi profond".
Est-il encore temps ?
C'est que c'est une dame, les années sont plus derrière elle que devant ?
Et elle se demande bien pourquoi toutes ces questions l'assaillent maintenant ?
Peut-être parce qu'elle est touchée par des personnes de son entourage qui sont très malades, parce qu'elle fait le bilan de sa vie familiale, professionnelle, de sa vie tout court.
Parce quelle est face à elle-même depuis qu'elle a "réellement" compris qu'elle allait mourir à son tour, un jour comme tout le monde ?
Parfois elle se demande si le bonheur n'est pas de se reposer dans la conscience d'avoir bien réussi sa vie, d'avoir été reconnue, et d'être entourée de sa famille et de ses amis ?
Mais parfois elle se demande aussi où se situent la fête, la passion de vivre ?
A suivre...
Par Louise, Mercredi 2 Juillet 2008 à 13:55 GMT+2 dans Histoire d'une vie (article, RSS)






