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Opus LXXIX Pourquoi ce jour là ?

 
Tout s’était écroulé sur Annie, elle se retrouvait nue dans sa baignoire avec des gravats au-dessus d’elle.

Elle avait pourtant minutieusement tout programmé.

Cachets divers, une bouteille de whisky pleine, des lames de rasoir neuves.

Vingt ans déjà qu’elle se battait contre une dépression.

Ce matin devait être son dernier…

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Opus LVIII Prime au mérite (fin) !

 
Dix années à passer à travailler comme une malade dans cette boîte, à m'oublier au bénéfice de l'assistante de direction que j’étais. Chaque matin, c'était très simple, je devenais cette autre que l'on voulait que je sois, corps et âme malléables. Tel un robot de luxe, je m'habillais, je me maquillais toujours avec élégance même les jours ou j'aurai donné n'importe quoi pour pouvoir traîner à la maison en pyjama et en charentaises.

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Opus LVII Prime au mérite (début) !

 
Ce fut au son des cloches de l'horloge sonnant minuit, l'heure ou la princesse redevenait Cendrillon que je sortis avec grande hâte du restaurant "le Royal". Il pleuvait une petite pluie fine et glacée mais je m'en moquais. Je venais de quitter avec soulagement mes collègues.
Ce soir aurait pu être mon grand soir, celui de la remise d'une prime au mérite...

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Opus XLVIII Sens dessus-dessous

Je vous donne rendez-vous sur un super blog :

"La Littérature est ma bulle"  qui est aujourd'hui devenue "La plume au ventre"...

Bonne semaine à tous. Louise. 

La journée était dégagée, il y avait bien quelques nuages mais c'était le soleil qui dominait, il était environ quatorze trente, j'avais enfin terminé mon rôle de mère de famille, javais trois enfants de quatre ans à dix ans. Cet après-midi là ils étaient tous en classe, ce qui n'était pas souvent le cas, je gardais la plupart du temps Théophile le petit dernier, mais aujoud'hui je voulais vivre un peu pour moi et réaliser un de mes rêves.

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Opus XXXI Cauchemar

C'était un soir de fin octobre, le temps n'existait plus, j'étais comme dans une sorte de brouillard londonien. Je fus surprise de me découvrir seule dans la bibliothèque de mon village aux côtés d'une lampe verte qui brillait faiblement, et, ce fut en levant mes yeux que je vis qu'il était plus de vingt heures à l'horloge, et, que j'étais donc prisonnière du lieu. M'étais-je assoupie ou avais-je rêvé ? En tout cas, j'étais maintenant bel et bien retenue contre ma volonté puisque les portes fermaient à dix neuf heures. Dehors la nuit tombait, d'un seul coup le silence le plus complet m'enroba, et, en quelques secondes tout ce qui m'entourait me sembla devenir hostile.

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Opus XXX Le mur (fin)

« Tu ne sais pas ce que c'est qu'un supermarché, c'est un grand magasin où il y a tout, de la bouffe, des fringues, des jouets. »

« Je ne connais pas, c'est quoi la bouffe, les fringues, les jouets ? »

« Tu vis dans quel monde, tu ne sais pas ce que c'est que de la viande, du poisson, des légumes, des fruits, et puis plein de robes, des chaussures, des pantalons, des fringues. Tu n'as pas de jouets, ben mince alors, tu fais comment pour jouer ? »

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