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La fille sans visage

 

Le livre que je vous propose aujourd'hui est un thriller en poche qui s’intitule :

La fille sans visage de PATRICIA MACDONALD.

Cette fois ce n’était pas le hasard mais bien un vrai désir de lire un ouvrage à suspense et en plus une œuvre écrite par une femme.

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Opus XVI Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"(fin)

« Nous attendons les résultats des tests ADN, votre mari avait sous ses ongles des bouts de peau et dans sa main droite des cheveux, nous serons fixés de façon scientifique dans quelques jours au plus tard. Mais nous avons trouvé sur lui des photographies de vous jeune, et, de vous maintenant, et, en compagnie du petit Théo. Lorsque les gendarmes ont arrêté son véhicule, il était manifestement sous l’emprise de l’alcool et de suspenses illicites, il délirait presque mais il ne cessait de crier votre nom et celui de votre fils. Il disait « je l’ai butté cet enfoiré, il n’aura plus jamais ma Lilas et Théo, ils sont à moi, rien qu’à moi. » Pour une raison qui nous est inconnue, il est resté loin de vous mais peut-être vous cherchait-il depuis de nombreuses années sans résultats  jusqu’à ce mois de décembre.

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Opus XV Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"

« J’aimais André comme un père, vous comprenez, je ne lui voulais aucun mal, je n’aurai jamais cru que Dany puisse en arriver là. Je pensais que mon passé était loin, très loin derrière moi. Ma mère n’a pas pu m’élever, elle a fait de son mieux, elle m’aimait mais elle ne savait pas m’éduquer, l’heure des repas, l’hygiène, l’école, ça lui passait au-dessus de la tête. En ce qui concerne mon père, je ne l’ai jamais connu, des hommes, ça oui, ça défilait à la maison. Vers dix ans, les assistants sociaux ont fait leur boulot. J’ai été placée en foyer, puis chez une famille d’accueil, pendant quelques temps, je me suis tenue pénarde puis vers treize ans, je ne supportais plus rien, alors j’ai fait fugues sur fugues. A seize ans après plusieurs passages de nouveau en foyers, je me suis retrouvée à la rue, je fumais de l’herbe, je traînais  dans les bars avec des potes, enfin vous voyez, j’avais la liberté dans le sang, et, c’est là que je suis tombée sur Dany. On a flashé l’un sur l’autre, on était deux gosses paumés, lui aussi venait des foyers. Je peux m’arrêter deux minutes, c’est difficile pour moi de… »

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Opus XIV Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"

« Bonjour madame Darelle, suivez-moi, nous allons dans mon bureau, nous serons mieux pour parler. »

Liliane sentait ses jambes se dérober sous elle, elle avait des acouphènes dans les oreilles, elle était prête à s’évanouir, mais elle devait résister, elle allait enfin savoir. Elle mit plusieurs fois sa main gauche contre le mur pour ne pas tomber. Il y avait de grosses marches d’escaliers à grimper pour arriver enfin dans un bureau de quinze mètres carrés environ, à la couleur lugubre, et,  froide. Heureusement, il y avait une fenêtre assez grande, autrement on aurait pu déjà se croire en cellule. Elle prit place sur un fauteuil très élimé, il avait sans aucun doute servi souvent, soit pour des interrogatoires, soit pour des révélations, comme pour elle aujourd’hui.

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Opus XIII Meurtre au salon de coiffure "Pour Elle"

Quinze jours plus tard en milieu d’après-midi, le salon était bondé, tous les fauteuils étaient pris, toute l’équipe s’affairait à satisfaire les clientes quand tout à coup, tout s’arrêta net dans le salon, les peignes restèrent suspendus au-dessus des têtes, toutes retenaientt leur souffle. L’information venait de la radio locale, l’assassin présumé du salon de coiffure « Pour Elle » venait d’être arrêté et était placé en garde à vue. 

C’était l’abasourdissement, après un instant de grand silence, les langues se déliaient, c’était une vraie ruche en crise. La patronne se mit à pleurer, elle ne savait si ce n'était de soulagement, de peur, ou de joie, de savoir qu’enfin elle pourrait mettre un nom, et, un visage sur celui qui lui avait enlevé son mari et le père de son enfant

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Opus XII Meutre au salon de coiffure "Pour Elle"

« Sur son enfance, pas grand-chose, il a été élevé par sa mère jusqu’à ses dix ans et, puis elle est décédée d’alcoolisme, je crois. Son père, il ne se savait pas trop qui c’était. Ce n’est pas facile à dire, je ne l’ai appris que très tard dans notre relation, André avait peur que je ne le vois plus de la même façon, il en souffrait beaucoup, sa mère avait eu de nombreuses aventures, et, après elle s’était prostituée pour boire alors savoir de qui il était le fils, vous voyez, je ne peux pas connaître mon beau-père. »

« Buvez votre café, je vous en prie car ce que je vais vous apprendre risque de vous bouleverser. »

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